Une maison pour le bonheur des aveugles

Elle s’appelle la Maison du Bonheur. Cette association unique à Genève a inauguré ses nouveaux locaux à la rue de Lyon avec une mission: proposer un espace d’accueil et d’activités permanent destiné aux aveugles et malvoyants.


L’association fondée par Gowri Sundaram a fini par retrouver un local pour assurer la poursuite de ses activités. Image: Enrico Gastaldello

 

À la base de ce projet se trouve Gowri Sundaram. Ce journaliste d’origine indienne a créé ce centre en 2013. «Je voulais faire quelque chose pour montrer ma gratitude envers tous les bénévoles et associations qui m’ont aidé lorsque j’ai perdu la vue», glisse-t-il. Handicapé depuis ses 55ans en raison d’une maladie nommée rétinite pigmentaire, il se retrouve totalement démuni lorsque sa femme décède d’un cancer en 2008.

«Petit à petit, j’ai découvert les activités de la Fédération suisse des aveugles (FSA) et de l’Association pour le bien des aveugles et malvoyants (ABA), explique Gowri Sundaram. Grâce à eux j’ai commencé à suivre des ateliers, appris à manier la canne blanche et retrouvé une certaine autonomie. Ils m’ont même donné les moyens de faire du vélo, de la course et du parapente, des sports que je n’aurais jamais pensé pouvoir faire.»

À la recherche d’un nouveau lieu

En 2013, il propose de mettre à disposition des handicapés visuels les bureaux de sa société d’édition. Rapidement, cette bâtisse située le long de l’avenue Louis-Casaï accueille de nombreux ateliers et trouve son public. Elle est surnommée la Maison du Bonheur et vit grâce à la contribution de son fondateur, de la FSA, de l’ABA et de l’association AYIN-Au delà du visible.

L’année dernière, l’édifice a été rasé pour laisser la place à un projet immobilier. Gowri Sundaram commence alors une quête de plusieurs mois afin de trouver un nouvel espace permettant de pérenniser l’institution. «Il fallait trouver un lieu accessible avec les transports publics, au rez-de-chaussée, avec des trottoirs sans trop d’obstacles, pas d’escaliers ni d’ascenseur», indique-t-il.

Ateliers et espace de rencontre

C’est finalement à la rue de Lyon que l’association pose ses valises. Deux salles sont à disposition. Une pour l’atelier d’arts créatifs et l’autre, plus grande, pour les autres cours et les concerts. Des ateliers de chant intuitif, des cours d’informatique, de tango, de yoga, de sculpture sur argile, ou encore des formations pour apprendre à se mouvoir dans le noir y sont organisés régulièrement.

Les membres semblent ravis du déménagement. «Ici on se sent bien, l’ambiance est très agréable et on n’a pas le temps de s’ennuyer», déclare Jeanine, une habituée des lieux. Pour Carole Angèle Chappuis, fondatrice de l’association AYIN-Au delà du visible et responsable de la gestion des activités de la Maison du Bonheur, ce lieu est particulier. «Gowri a souhaité que ce soit une plateforme où toutes les activités destinées aux aveugles issues de différentes associations puissent interagir. Et ça fonctionne.»

Afin de favoriser le lien social et les discussions, un espace de partage avec une petite kitchenette est en cours d’aménagement. «Le côté social est important car cela nous permet de partager nos histoires et notre quotidien avec humour. Ça enlève la déprime, glisse l’initiateur de ce projet, avant d’ajouter: quand on entre dans la Maison du Bonheur, on laisse le handicap dehors.»

Informations: La Maison du Bonheur, 12 rue de Lyon. Mail: lamdb2020@gmail.com

Source de l’article Tribune de Genève

Vœux de Bonne Année 2020

Tout d’abord les vœux de Bernard et Monique

 

Et ceux de notre ami Gowri

(En anglais ci-dessous)

Bonjour les ami (e)s,

Pour beaucoup, quelle année turbulente 2019 a été ,
Avec tant de bouleversements politiques et un malaise sociale rarement observés !
Nos points de références traditionnels ont été totalement bousculé!
Allant de Trump à Greta, a-t-on tout vu passer ?

Chaque année apporte sans doute son lot de drame et de changement,
Pourtant 2019 semble avoir dépassé ces normes largement !
En effet, à tous les niveaux de la société l’ère semble changer,
Qui sait…Que sera sera … On espère qu’avec 2020 viendra un peu de stabilité !

Tournons la page à une année bizarre et à demi-teinte,
Et accueillons avec espoir l’arrivée de 2020 sans crainte !
Car en dépit des politiques, pour sauver la planète le peuple est entré en la matière !,
Nettoyer l’environnement et diminuer la pollution pour qu’on puisse voir la lumière !

Soyons positif et allons en avant vers la nouvelle décennie,
Sans tourner la tête pour s’assurer que 2019 c’est fini !
Etant un optimiste incorrigible, j’ai une énorme foi dans l’être humain,
Croyant, comme disait Shelley, “Si l’hiver vient, le printemps ne peut pas être loin”!

Mes voeux les plus sincères pour de joyeuses fêtes et une merveilleuse Nouvelle Année pleine de bonne santé et de bonheur!

Gowri Sundaram et famille
Genève, décembre 2019

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Dear Friends,

For many, what a turbulent year 2019 has been,
With such political shakeups and social unrest not often seen!
Our traditional terms of references have all taken a great fall,
And from Trump to Greta hopefully have we seen it all?

Every year no doubt brings its share of drama and change,
But somehow 2019 seems to have produced a wider range!
Indeed , at all levels of society it seems to indicate a changing era!
Hopefully 2020 will bring stability…who knows…”Que sera sera”!

Let us turn the page on a rather strange and disturbing year
And look forward to the dawning of 2020 without any fear!
Even as politicians quarrel, saving our planet has become the people’s fight,
Cleaning up the environment and reducing pollution so we can see the light!

Let us be positive and go forth into the next decade,
Without looking back to see the last of 2019 fade!
As an incorrigible optimist, I have great faith in human kind,
Believing, as in Shelley’s words, ” If Winter comes, can Spring be far behind?

My sincerest wishes for a joyous festive season and a wonderful New Year that brings good health and happiness!

Gowri Sundaram and family
Geneva, December 2019

Bâtiments classés: un écueil pour les handicapés

Source de l’article:20 Minutes.ch

par David Ramseyer – L’Exécutif a dévoilé un plan de mesures pour l’accessibilité des handicapés, notamment à ses locaux. La protection du patrimoine pose problème.


Tao Pham, Jean-Luc Widler et Djamel Bourbala attendent beaucoup des mesures annoncées par la Ville de Genève en faveur des personnes handicapées. (Photo: dra)

 

C’est une «mission fondamentale» que s’est donnée la Ville de Genève: améliorer l’accueil des handicapés, à tous points de vue. L’Exécutif a présenté mardi un plan de mesures, élaboré en collaboration avec les milieux associatifs (cf. encadré). Parmi elles, l’accessibilité aux bâtiments municipaux. Si un gros travail a déjà été accompli, notamment dans les musées, construire une rampe d’accès, un ascenseur ou élargir une entrée pour les personnes en fauteuil roulant n’est cependant pas évident.

De nombreux bâtiments anciens, propriétés de la Ville, «ne sont guère adaptés», remarque Marjorie de Chastonay, présidente de la Fédération genevoise des associations de personnes handicapées et de leurs proches (FéGAPH). Problème: ils sont souvent classés, donc difficiles à transformer. «La protection du patrimoine joue parfois contre nous», déplorent en choeur Tao et Jean-Luc.

Agir au cas par cas

Des remarques que le président de Patrimoine Suisse Genève, Robert Cramer, dit comprendre, mais pour lesquelles il ne peut apporter qu’une «réponse frustrante: en réalité, il n’y a pas de règle générale en la matière». L’ancien conseiller d’Etat regrette ne pas pouvoir disposer d’architectes spécialisés dans les interventions sur les biens patrimoniaux, comme en France. «Ils donnent de la cohérence aux transformations de bâtiments classés».

Cela dit, si on cherche, généralement on trouve comment faire, assure Robert Cramer. «Au lieu de toucher à un escalier de grande valeur pour construire un ascenseur, par exemple, il est possible de créer une installation en extérieur. Dans tous les cas, il n’y a jamais de solutions dictées par avance. Il faut traiter au cas par cas.»


Un plan d’action général

Parce que les handicapés n’ont pas à être discriminés, l’effort doit porter sur de nombreux aspects pour améliorer leur situation d’ici 2025, a clamé la Ville. Elle va entre autres former ses collaborateurs à l’accueil de cette population. “Je suis autiste, j’ai des difficultés de communication dont un employé au guichet, par exemple, ne se rend pas forcément compte, illustre Olivier. Il est donc important de sensibiliser le personnel.” Autre mesure évoquée: le site internet de la municipalité sera modifié, avec des caractères plus gros ou des couleurs adaptées aux malvoyants. Idem pour les courriers officiels. “Cela profitera aussi aux personnes âgées, a relevé la maire Sandrine Salerno. Notre politique bénéficiera à tout le monde.” Sur ce même site, l’accessibilité des bâtiments sera aussi précisées. Malvoyant, Jan-Luc plaide pour davantage d’informations sonores dans les administrations. La Ville a indiqué que les futurs édifices municipaux devront tenir compte des besoins spécifiques des quelques 30’000 personnes âgées de plus de 15 ans et en situation de handicap que compte la commune.


Des efforts aussi à Lausanne

En cette journée internationale des personnes handicapées, la capitale vaudoise a elle aussi dévoilé plusieurs mesures en faveur de cette population. Le personnel des bibliothèques a été sensibilisé au public malvoyant, tandis qu’à Chaudron un télé-agrandisseur permet de grossir les caractères et de modifier les contrastes. Par ailleurs, les responsables de politiques publiques disposent d’un guide qui comprend notamment un recueil des bonnes pratiques et une liste de contacts d’organisations susceptibles de soutenir les projets municipaux. Enfin, une formation spécifique est prévue à terme pour tous les collaborateurs de la Ville de Lausanne.

Un parcours du combattant

Portrait » Laura Bertschinger, 21 ans, a commencé à étudier le latin à l’Université de Zurich il y a à peine trois mois. Comme chaque étudiant en philologie latine, elle doit répondre à l’éternelle question: «Pourquoi étudies-tu ça?» Comme chaque étudiant en philologie latine, oui, à une différence près: Laura est aveugle.

Sur le campus, Laura a des assistants qui l’aident dans ses déplacements. «M’orienter à l’extérieur est mon problème principal», commente Laura. Pour le trajet en train de Hinwil, là où elle habite, à la gare de Stadelhofen à Zurich, Laura est accompagnée par des connaissances: «Un membre de ma famille ou un ami m’accompagne dans le train. Au collège, je prenais le bus; je suis encore trop stressée pour prendre seule le train.»


Pour ses déplacements, Laura (à dr.) peut compter sur l’aide de son assistante Livia (à g.).Lise Schaller

 

Laura, en plus d’étudier, doit ainsi apprendre à dompter son nouvel environnement. L’assurance-invalidité (AI), qui supporte une grande partie des coûts liés à son handicap, souhaiterait qu’elle devienne indépendante le plus vite possible. Ce n’est pas de tout repos pour la jeune étudiante: «Certains ne se rendent pas compte de l’énergie qu’il faut durant le semestre pour étudier et, en même temps, apprendre à se déplacer dans une nouvelle ville. Ce n’est pas parce qu’un aveugle y parvient que c’est le cas de tous», déplore-t-elle.

Obtenir les documents

Olivier Maridor travaille pour le secrétariat général de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants (FSA). La fédération s’occupe, entre autres, de défendre les intérêts des personnes aveugles et malvoyantes: «Nous élaborons par exemple des documents qui donnent des directives dans l’agencement des transports publics, le milieu culturel ou encore sportif», résume-t-il.

Les difficultés ne sont cependant pas toutes liées à l’orientation dans l’espace: «L’accès aux documents sous forme électronique peut être, lui aussi, coûteux, et prendre du temps. Les études se transforment parfois en un vrai parcours du combattant.» L’accès à des documents numériques lisibles est également un challenge pour Laura. En effet, les professionnels externes à l’université chargés d’adapter les documents dans un format lisible par des personnes aveugles ne sont pas toujours qualifiés pour les spécificités de la branche: «N’ayant jamais étudié la philologie classique, mes aides ne transcrivent pas toujours correctement les documents car ils ne les comprennent pas», explique Laura. «Dans mes études, les tâches nous sont parfois attribuées au dernier moment. Je n’ai donc pas toujours les documents à temps.»

Egalité théorique

Quant à la législation qui devrait garantir aux personnes handicapées des prestations accessibles, elle ne prend pas tout en compte. Olivier Maridor s’appuie sur la loi fédérale sur l’égalité pour les personnes handicapées (LHand) entrée en vigueur en 2004: «Il existe des directives claires quant à l’accessibilité aux bâtiments. Les universités sont concernées», explique-t-il. De plus, un accès efficace à toute la documentation électronique demande, selon lui, un travail de sensibilisation et de coordination important auprès des personnes responsables dans les universités.

La Suisse a encore du chemin à faire: «D’après l’ONU, la Suisse doit améliorer la situation des personnes aveugles et malvoyantes dans le domaine de la formation. Comme certaines choses se décident uniquement au niveau cantonal, il est cependant très difficile de coordonner les efforts», explique-t-il.

Ouverture d’esprit

Laura souligne à quel point il est important pour elle d’être bien intégrée dans la société. «Ma mère m’a toujours emmenée partout avec elle, même au cinéma», sourit-elle. «Vivre entourée de personnes voyantes est plus intéressant pour moi. Etre aveugle n’est pas un critère en commun suffisant pour créer une amitié.» Concernant ses études, elle sait qu’elle doit faire preuve de patience: «Je ne peux pas tout avoir tout de suite. Chaque semaine, mon quotidien à l’université s’améliore.» Et d’ajouter avec humour: «Tant que j’ai accès à tous les documents avant les examens!»

Laura attend l’intersemestre pour régler certains problèmes, comme la lecture de caractères spécifiques. Elle affirme cependant ne pas regretter une seconde le choix de sa branche d’étude. Ses efforts pourraient, à l’avenir, servir de modèle à d’autres étudiants.


Des assistants parmi les étudiants

Noëmi Vollenweider, 21 ans, est l’une des trois étudiants rémunérés pour assister Laura à l’université. Ils complètent l’aide externe à l’université dont profite Laura. En plus de l’accompagner dans ses déplacements, ils transcrivent nombre de documents illisibles pour une personne aveugle tels que des scans de livres, des tableaux, images ou cartes. Tous trois sont, comme Laura, des étudiants en latin. «Nous aidons Laura à surmonter le quotidien des études. Au départ, savoir que j’étais responsable de quelqu’un m’inquiétait», indique Noëmi. En effet, aucun d’entre eux n’a reçu de formation d’accompagnant. Malgré ça, Noëmi est persuardée du bien-fondé de la démarche.

Elle souhaiterait que son activité d’assistante soit plus répandue: «Si chacun vivait cet échange, la situation des personnes aveugles dans la société s’améliorerait certainement. Ce que j’apprends est très précieux pour moi», affirme-t-elle. Selon elle, il est indispensable que Laura soit aidée par des latinistes: «Nous l’aidons aussi dans la recherche d’informations», explique Noëmi. Elle insiste aussi sur l’aspect humain de son travail: «Nous nous sommes habituées l’une à l’autre. Maintenant, je me sens personnellement impliquée.» LS

Source de l’article: La Liberté.ch

«Ces élèves malvoyants ont une volonté de fer»


Si on veut rêver d’une société inclusive, il faut commencer par l’école, soutient Laurence Zanelli.Justine Fleury

 

Laurence Zanelli défend l’école inclusive et veille dans son travail à ce que celle-ci se passe au mieux pour les élèves handicapés de la vue.

Une centaine d’aveugles ou malvoyants de Suisse romande sont intégrés dans des classes ordinaires et suivis par le service itinérant du Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue (CPHV). Laurence Zanelli travaille pour le CPHV depuis quatre ans et s’occupe actuellement de quatre élèves malvoyants en primaire et au cycle d’orientation.

En quoi consiste votre métier?

Laurence Zanelli: Mon rôle est de m’assurer que l’élève comprenne ce qui se passe en classe. Je relis, explique différemment et apporte du matériel adapté, tel qu’une caméra qui permet d’agrandir le tableau noir. Ils sont souvent équipés d’un ordinateur par l’AI et reçoivent les documents en version numérique. Je les aide à gérer ce matériel, ainsi que les nombreuses fiches de cours distribuées en format A3. Dans un deuxième temps, je fixe avec le professeur des objectifs ajustés à l’élève. Les enseignants sont souvent inquiets, alors qu’un centre se charge d’adapter les manuels de cours et les évaluations. Le corps enseignant est généralement très coopératif.

Il arrive que cela ne soit pas le cas?

Malheureusement oui. Il n’est pas toujours facile de comprendre ce handicap. En fin de journée, les malvoyants n’arrivent parfois plus à lire la même taille de police que le matin. Leur effort est comparable à celui qu’on devrait fournir en travaillant continuellement sur des notices de médicaments. Il y eut un cas où les professeurs pensaient que l’élève était paresseux. On lui ordonna de «faire un effort». Jamais on ne demanderait cela à une personne en chaise roulante.

Malgré l’adaptation qui doit être faite autant par l’élève que par le professeur, l’école inclusive est-elle bénéfique?

Il est vrai que pédagogiquement, tout est plus compliqué qu’en institut. Les avantages sont cependant énormes pour l’enfant, qui peut vivre proche de sa famille, ainsi que pour le professeur, qui va repenser sa manière de travailler. Plus tard, l’entrée sur le marché du travail s’en retrouve facilitée pour ces élèves. L’un d’eux est même apprenti boucher. Les employeurs qui franchissent le pas engagent des personnes qui se sont battues toute leur vie. Leur volonté est de fer.Justine Fleury

Source de l’article: La Liberté.ch

Remerciements pour la soirée Singla-Népal

Un grand MERCI pour votre présence et votre aide à cette belle et sympathique soirée Singla Népal

Bernard Fracheboud
Bénévole de notre section qui nous a convié à participer à la soirée


Namaste à vous toutes et tous,

Membres du comité et Bénévoles venus d’ici, des environs, de la FSA, de la rive droite, de France voisine, même du Valais et d’ailleurs …

Au lendemain de cette fort sympathique soirée d’anniversaire, qui selon de nombreux échos reçus de nos convives, a été une réussite totale !

Ce succès tient de votre dévouement, de votre précieuse collaboration ainsi que de votre bonne humeur depuis le matin jusque avant minuit, notamment pour :

– La préparation du repas dans la joie et l’enthousiasme !
– La très belle décoration originale de la salle des fêtes et la judicieuse disposition des tables longuement réfléchie !
– La caisse des entrées tenue avec compétences et classe !
– Les excellents “papadom” confectionnés avec maîtrise !
– Les tortellinis, le Dal Bhat et le dessert tout simplement délicieux (très certainement les meilleurs depuis le début) !
– La buvette avec de bons vins et l’apéritif offert, bonne formule !
– Le service aux tables stylé et approprié !
– Le stand “artisanat” très bien achalandé tenu avec efficacité et charme !
– La qualité (diapos et commentaires) de la rétrospective 2009/2019 !
– La remise en état des locaux très rapide et performante !
– et enfin une pensée amicale aux 2 dames cachées au sous-sol et chargées de laver la vaisselle …

Bref, c’était top à tout niveau et espère juste de n’avoir oublié aucune commission ?
(Merci de me le signaler, le cas échéant)

Encore mille mercis et ma profonde gratitude pour votre engagement envers Singla-Népal!

Gros becs aux dames et meilleures salutations.

A très bientôt pour les uns et à la prochaine pour les autres!

Didier Tavernier
Président de l’association Singla Népal


Nous vous invitons à revivre les sons fabuleux entendus à la soirée Népal en écoutant un reportage sur la thérapie par les sons avec les bols chantants Tibétains.

Le parcours du combattant des malvoyants en ville

par Pauline Rumpf – Pour la journée internationale de la canne blanche mardi, la Fédération des aveugles et malvoyants proposait aux passants de tester le déplacement citadin sans la vue.

Best of en vidéo.

Comment trouver son chemin en ville quand on y voit mal ou pas du tout? C’est l’expérience qui a été proposée aux passants de plusieurs villes, hier, pour la Journée internationale de la canne blanche. L’action a notamment sensibilisé le public au fait de dégager les lignes en relief qui servent de guide aux abords des gares et grands axes.

«Quand les gens sont dessus, ils se poussent, sauf s’ils ont le nez dans leur smartphone, explique Pierre Calore, président de la section vaudoise de la Fédération des aveugles et malvoyants. C’est plus grave quand c’est des sacs, des bagages ou des vélos… ou une trottinette électrique qu’on ne détecte pas par l’ouïe.» Un constat d’insécurité partagé par les testeurs.

Source de l’article 20min.ch

D’un handicap à une capacité qui sauve des vies !

Sauver des vies, c’est le défi que propose l’association discovering-hands

En 2011, le gynécologue allemand Frank Hoffmann a mis au point une nouvelle méthode de détection précoce du cancer du sein dans laquelle il utilise le sens tactile supérieur des femmes aveugles ou ayant une déficience visuelle sévère pour les examens de palpation du sein féminin.


Le sens du toucher qui fait la différence

 

Cette méthode ayant rapidement fait ses preuves il a créé des entreprises sociales dans différents pays sous le nom de discovering hands®

Une équipe de projet de 3 personnes a été chargée d’introduire le programme discovering hands® en Suisse.

Il est prévu de créer deux sociétés pilotes à Genève et à Zurich, qui proposeront des examens de palpation du sein sous l’égide de pretac+ l’association suisse pour le dépistage tactile.

Pour cela l’association recrute actuellement des Examinatrices Médicales Tactiles (EMTs) aveugles ou malvoyantes qui suivront une formation théorique et pratique de 9 mois.

Lire le flyer de recrutement

Cette formation vous intéresse ?

N’hésitez pas à contacter Chrystèle Schoenlaub chrystele.schoenlaub@discovering-hands.ch

La Fête des Vignerons vue par des aveugles

A l’occasion de la représentation du jour, nous avons suivi un groupe de spectateurs « handicapés de la vue » qui ont mis tous leurs sens en éveil pour jouir eux-aussi pleinement de l’historique spectacle.


Chaque «handicapé de la vue» était escorté d’un guide voyant qui lui a décrit le spectacle. Image: Le Matin/Darrin Vanselow

 

«Je suis contente d’avoir pu voir ça avant de perdre complètement la vue! Si je n’étais pas venue, j’ai la sensation qu’il me serait manqué quelque chose du patrimoine suisse!»

Il y a vingt ans, Marie Lorwich, 52 ans, pensait pourtant que la Fête des Vignerons était un truc de vieux. La rétinite pigmentaire, redoutable maladie génétique dégénérative et irréversible, ne s’était pas encore déployée en elle avec son cortège de souffrance mais aussi d’éclairantes prises de conscience… Ce mardi à Vevey, ils étaient une trentaine de membres de la section vaudoise de la Fédération suisse des aveugles (FSA), comme elle, à être venus assister à la représentation diurne du spectacle.

La Suisse plutôt en avance

Leur arrivée au pied de l’entrée F de l’arène de 20 000 places n’est pas passée inaperçue. Fendant la foule, coiffés de casquettes bleues portant le sigle de leur association, armés de leur canne blanche et escortés d’un accompagnateur voyant chacun, ces spectateurs pas tout à fait comme les autres se réjouissaient d’assister au spectacle à leur façon.

A savoir un peu avec la vue pour ceux qui en avaient encore, et aussi beaucoup avec les oreilles et leurs autres sens. «C’est clair qu’on ne va pas tout voir mais nos accompagnants vont nous décrire ce qui nous échappe et nous allons capter l’ambiance», expliquait Pierre Calore avant le début du spectacle.

L’Aiglon de 52 ans préside la section vaudoise de la FSA et se bat pour que la culture reste accessible à ceux qu’ils appellent «les handicapés de la vue». En Suisse, la chose est en assez bonne voie. Certains musées ou même certains cinémas jouent par exemple le jeu de l’audioguide, mais il y a encore du travail.

Le metteur en scène conquis

Apparemment, le Tessinois Daniele Finzi Pasca, metteur en scène du spectacle le sait. Le Tessinois a en effet intégré des handicapés parmi les 5 500 acteurs-figurants officiant dans sa création. Abordé avec culot en plein préparatifs d’avant spectacle par Marie Lorwich, le quinquagénaire lui prend les mains chaleureusement et échange avec plaisir avec elle, là où on s’attendait au mieux à une sorte d’agacement contenu vu les circonstances.

«Ça ne me surprend pas de voir des malvoyants ici. La perception des choses va bien au-delà de la vue. Certains chamans, capables de ressentir des choses se passant à des kilomètres d’eux, le montrent», lâche ensuite mystérieusement l’artiste avant de replonger dans ses préparatifs.

La vue baisse mais la lucidité augmente…

Ici, les handicapés de la vue sont bichonnés. Ils sont assis à quelques mètres de la scène. L’air déplacé par les comédiens leur rafraîchit le visage en ce jour de canicule. Le bruit de leurs pas se prolonge en vibrations jusqu’à eux. Leurs parfums viennent éveiller leurs narines. «Et puis il y a leur joie communicative, qui même dans la pénombre ou le noir total, se ressent», confie Sabrina Faretra, qui ne voit plus que des ombres mais qui reste lumineuse malgré ou même grâce à cela.

La mère de famille de 43 ans a fini par accepter son handicap et comme beaucoup d’autres ayant parcouru avant elle ce douloureux chemin, elle y a gagné en sérénité, et paradoxalement, en lucidité. La Vaudoise se voit comme une battante. Aucun déplacement ne lui fait plus peur. Les bains de la Gruyère ou encore l’ONU à Genève ont déjà eu droit à ses visites.

Tout commence et finit autour d’un verre

«Aujourd’hui, je suis comblée. Je partage beaucoup avec d’autres personnes handicapées de la vue. Nos visions se complètent ou se recoupent. Il y a beaucoup de partage. Tous nos autres sens sont en éveil, ce qui nous permet de jouir nous aussi de cette fête des vignerons.»

Celui du goût sera mis à contribution lors du banquet d’après spectacle. La joie ambiante est amplifiée dans les décis de bon blanc et les partages qui en découlent. Pierre Calore jubile: «Sur un événement comme celui-là, on est happé par nos ressentis. Moi par exemple, le «Ranz des vaches» m’a donné des frissons. Alors on ne voit pas tout c’est bien clair, mais quel grand bol d’émotions!»

Source de l’article: Le Matin

Le numéro de l’hôpital pour aveugles a été usurpé

Un ou des individus usurpent depuis jeudi le numéro de téléphone principal de l’hôpital ophtalmique à Lausanne. L’établissement met en garde la population et a déposé plainte.


L’hôpital précise que le numéro principal pour atteindre la réception ou les urgences, soit le 021/626 81 11, reste actif. (Photo: DR/ophtalmique.ch)

 

Pour des raisons encore inconnues, un individu utilise ce numéro lors de ses appels sortants, indique vendredi l’hôpital dans un communiqué. Cette pratique, qui consiste à faire apparaître sur l’écran du destinataire un autre numéro que celui de l’appelant, porte le terme de «spoofing».

Depuis jeudi après-midi, une centaine d’appels de ce type ont été référencés par le central de l’hôpital, précise à Keystone-ATS le service de communication. Les destinataires se trouvent pour la plupart dans les cantons de Vaud, Fribourg, Berne et Valais.

Les téléphones ne visent pas les patients. «Les personnes reçoivent un appel qui est immédiatement interrompu et rappellent ensuite notre hôpital. Ou elles ont un contact très bref avec une personne», précise le service de communication.

La Direction de la Fondation Asile des aveugles a déposé plainte. L’hôpital précise que le numéro principal pour atteindre la réception ou les urgences, soit le 021/626 81 11, reste actif.